Multi-sociétés

Comment suivre sa trésorerie quand on a plusieurs sociétés

Holding, SAS d'exploitation, filiale à l'étranger : voici comment piloter votre trésorerie consolidée sans passer des heures sur Excel à la fin du mois.

·7 min de lecture·Par l'équipe Comptabilities
Comment suivre sa trésorerie quand on a plusieurs sociétés

Une holding, deux SAS d'exploitation, parfois une filiale à l'étranger. Sur le papier, c'est une structure saine. Au quotidien, dès qu'on veut savoir combien on a vraiment en banque, c'est un casse-tête.

D'après l'INSEE, près d'un tiers des PME françaises sont aujourd'hui rattachées à un groupe (souvent une holding et ses filiales). Pour le dirigeant, ça veut dire jongler avec plusieurs comptes, parfois plusieurs devises, et des flux internes qui se compensent. Cet article raconte comment piloter ça sans y passer ses dimanches.

Pourquoi c'est plus compliqué qu'on ne le pense

Avec une seule société, votre trésorerie tient sur un relevé bancaire. Avec deux, trois ou cinq entités, vous héritez d'une série de petits problèmes qui, mis bout à bout, transforment chaque fin de mois en course d'orientation :

  • Chaque société a son propre compte, parfois éclaté entre Qonto, BNP et une banque en ligne.
  • Certaines facturent en devises (USD pour les clients américains, GBP pour les UK, CHF pour la Suisse), avec un taux qui bouge tous les jours.
  • Les flux internes (refacturations, management fees, comptes courants d'associés) se compensent et ne doivent jamais être comptés deux fois.
  • Vous avez besoin de la vue consolidée pour piloter le groupe, et de la vue isolée pour parler à votre banquier ou à votre expert-comptable.

Résultat : la plupart des dirigeants multi-sociétés attendent les comptes annuels pour avoir une vision claire. C'est trop tard pour décider de lancer une campagne, embaucher ou rembourser un compte courant.

Le test des 4 questions à 1 minute

Voici un test simple. Posez-vous ces quatre questions. Si vous mettez plus d'une minute pour répondre à l'une d'elles, votre suivi multi-sociétés est sous-équipé.

  1. Combien j'ai en banque aujourd'hui, toutes sociétés et toutes devises confondues, converti en euros ? (la vraie question de trésorerie, pas le CA)
  2. Quelle société est la plus rentable ce mois-ci, hors flux internes ?
  3. Quel est mon runway estimé sur la base de ma consommation des 6 derniers mois ?
  4. Si je remboursais demain le compte courant d'associés de ma holding, qu'est-ce qui changerait sur ma trésorerie consolidée ?

Si ces questions vous angoissent, ce n'est pas de votre faute. C'est que votre stack actuelle (Excel + relevés bancaires) n'a jamais été conçue pour répondre à ça.

Les 3 erreurs qu'on voit le plus souvent

1. Un Excel par société, additionnés mentalement

C'est la situation de départ de la majorité des dirigeants qu'on accompagne. Un fichier par entité, ouverts les uns après les autres, et une addition de tête. Le problème, ce n'est pas Excel en soi : c'est qu'on oublie systématiquement les flux croisés. Une refacturation de 5 000 € entre la holding et la SAS apparaît deux fois (en charge pour l'une, en produit pour l'autre) et fausse la vue groupe.

2. Une conversion de devises figée à un taux unique

Vous prenez le taux EUR/USD du jour où vous faites votre reporting et vous l'appliquez à toutes vos transactions en dollars du mois. C'est rapide, et c'est faux. Un paiement encaissé le 3 mars à 1,08 ne vaut pas la même chose qu'un paiement encaissé le 28 mars à 1,12. La règle : chaque transaction réalisée se fige au taux du jour où elle a eu lieu (les taux historiques de la BCE sont disponibles gratuitement).

Source : taux de référence quotidiens publiés par la Banque centrale européenne, repris par l'API publique Frankfurter.

3. Pas de dimension "société" sur les catégorisations

Vous catégorisez vos dépenses par nature (pub Meta, logiciel SaaS, honoraires) mais sans tagger la société qui la porte. Conséquence : impossible de dire combien la holding a coûté en outils SaaS ce trimestre, ni de comparer le poids des honoraires entre deux entités. Vous perdez la moitié de la valeur de votre catégorisation.

Comment Comptabilities a été pensé pour ce cas

Comptabilities a été conçu dès le départ pour des structures multi-entités. Concrètement :

  • Un organisme regroupe toutes vos sociétés (par exemple votre holding et ses filiales).
  • Chaque société garde son SIREN, sa devise principale, ses comptes bancaires.
  • La vue consolidée s'affiche en un clic, dans la devise de votre choix, avec conversion au taux du jour de chaque transaction.
  • Chaque dépense ou recette est rattachée à une société, ce qui permet de filtrer ou de comparer en un seul filtre.
Astuce : créez une dimension Produit par activité (formation pro, coaching, masterclass). Vous pourrez croiser rentabilité par activité et par société dans le même graphique, ce qui est très utile quand une même offre tourne sur deux structures juridiques.

Quel rythme de suivi adopter ?

On nous pose souvent la question. Voici le rythme que nous recommandons, calé sur ce que font les dirigeants les plus sereins parmi nos utilisateurs :

  • Tous les jours : 30 secondes sur le dashboard, juste pour vérifier qu'aucun mouvement bizarre n'est passé.
  • Une fois par semaine : valider les rapprochements proposés par l'IA, traiter les exceptions (5 à 10 minutes).
  • Une fois par mois : revue de pilotage approfondie. Comparaison vs prévisionnel, décisions à prendre.

Conclusion

Suivre une trésorerie multi-sociétés n'est pas un problème comptable, c'est un problème de pilotage. Votre expert-comptable produira le bilan une fois par an, ce qui est utile pour le fisc, mais ne vous aide pas à décider si vous pouvez embaucher en juin.

L'outil qu'il vous faut doit consolider en temps réel, dans la bonne devise, sans double comptage. Tester Comptabilities gratuitement ou voir en détail comment fonctionne notre pilotage multi-sociétés.

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